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DES MATIÈRES SOMPTUEUSES

Pas un vêtement qui ne soit coupé dans des matières magnifiques à l’œil,
douces au toucher,
confortables au porter.

UNE COUPE ajustée

Qui crée l’élégance de la silhouette et dote le vêtement d’ornements utiles,
discrets, luxueux.

DES PRIX JUSTES

L’idée est de rendre accessibles des vêtements possédant des matières et des finitions habituellement réservées au haut de gamme.

Des matières
venues du Japon


Fabriqués avec des techniques d’un autre temps, ces tissus texturés sont incomparables en terme de confort et de créativité.

Découvrez l'usine

Pour l'homme
pressé comme
pour l'homme
patient


Divers sont les désirs de nos clients ! Certains flashent sur un article et veulent le porter tout de suite, d’autres privilégient les prix doux. C’est pourquoi, à côté des produits de la BOUTIQUE EN LIGNE, nous proposons à meilleur prix des articles en PRÉ-COMMANDE. Ils sont exactement de la même qualité que les premiers mais se font espérer un peu. Heureux ceux qui savent patienter !

Deux modes
d'achat


Le site internet Benjamin Jézéquel comporte deux sections distinctes, la BOUTIQUE EN LIGNE et les PRE-COMMANDES. Pour le client, elles correspondent à deux modes d’achat distincts ayant chacun leurs produits, leurs conditions de vente et leur panier spécifiques.

Le système traditionnel de la BOUTIQUE EN LIGNE propose des produits immédiatement disponibles

Dans le système des PRE-COMMANDES, les articles - aux prix très avantageux - sont présentés sous forme de prototypes et restent à fabriquer. À partir du moment où le nombre des précommandes atteint le minimum nécessaire, la fabrication de l’article peut être entreprise et la livraison bientôt effectuée.

Vous venez de créer, à côté de votre boutique en ligne, un système de pré-commandes, pourquoi ?

Parce que ce système me permet de rester proche de que j’aime : travailler toujours sur des belles matières et garder des prix justes. Mais je ne fais pas ça par militantisme contre le système traditionnel de la mode, car je crois à la diversité des systèmes. Je le fais par goût, mais aussi pour répondre aux désirs de certains de mes clients. Bien sûr, une partie d’entre eux flashent pour un produit nouveau et veulent le porter dans l’instant. En revanche, d’autres donnent la priorité aux prix avantageux et ça ne les gêne pas d’attendre un peu. Donc je propose côte à côte, sur mon site une boutique en ligne et un système de pré-commandes.


Pouvez-vous vous présenter, nous expliquer votre parcours ?

Vu mon âge, il faut relativiser le mot parcours, ou alors accepter que ce soit celui d’un apprenti. Enfant, j’adorais le dessin, la peinture. Quand j’ai dû choisir une formation, j’ai opté pour la mode, j’espérais que cela me donnerait la possibilité de faire du dessin, du design, de la photo, de la video, tout ce que j’aimais. C’est un peu ce qui s’est passé, mais un peu seulement, parce que mon travail de styliste me prend maintenant la plus grande partie de mon temps. J’ai créé une marque parce que c’était la seule façon pour moi de travailler : j’avais épuisé mon quota de stages et, pour être embauché, on me demandait des années d’expérience ! J’ai commencé par ce qu’on m’avait surtout enseigné, la mode femme. Mais j’ai vite compris que dans ce domaine mon inspiration était tout artificielle et j’ai décidé de faire de la mode homme et de ne créer que des vêtements que je pourrais essayer moi-même. Comme ça, je pourrais juger le vêtement de l’extérieur, avec les yeux, mais aussi de l’intérieur, avec tout mon corps. Aujourd’hui, quand un prototype est prêt, je commence par le porter deux ou trois jours. C’est le test principal, je ne peux pas vendre des vêtements que je n’aimerais pas porter. Mais, avec l’expérience, j’espère que je dépasserais ce stade car je voudrais bien faire un jour de la mode femme.


Qu’est ce que votre passage chez Pierre Hardy vous a apporté ?

J’y ai vu que, de la cave au grenier, toute la maison était fondée sur le coup de crayon de Pierre Hardy. C’est son coup de crayon qui transformait des peaux luisantes en escarpins pointus et géométriques. À chaque collection, enveloppés de papier soie, quelques uns partaient chez Balenciaga. Pierre Hardy dessinait tous les jours, au bureau comme chez lui. Le lundi, il revenait avec sa mallette remplie de dessins, il ne s’en séparait jamais. Et pourtant, tout en même temps, il supervisait tous les services. C’est là que j’ai vu fonctionner l’ensemble des métiers d’une maison de mode. C’est un modèle.

Comment définiriez-vous votre style ?

J’aime le vêtement fitté, coupé au scapel autour du corps. Mais pas question de faire un collant. Les lignes du corps sont naturelles et compliquées, celles du vêtement sont graphiques et pures, le vêtement doit suivre les lignes du corps mais sans perdre les siennes. C’est mon objectif : aller au plus près du corps sans le gêner, et sans être gêné par lui, faire un vêtement tout aussi beau porté que sur cintre. Je dessine donc les coupes simples et basiques. Mais je veux pas du tout que cela « fasse » pauvre, alors je choisis de belles, voire de très belles matières, et je cherche à enrichir le vêtement par des détails venus du luxe, de la mode ancienne ou de l’innovation. Si j’ai un style (car il faut encore relativiser) je le sens comme épuré pour ce qui concerne l’ensemble du modèle et plutôt recherché en ce qui concerne les détails. Mais sans mièvrerie.


Vous sélectionnez vos matières avec beaucoup de soin. Qu’est qui fait pour vous qu’une matière est bonne ou pas ?

Le choix des matières répond à plusieurs critères (je ne parle pas ici des contraintes techniques, résistance, poids, etc, que bien sûr je respecte), je parle des critères esthétiques dont je me sens très dépendant. Quand j’examine une matière, je ne peux pas la voir sans la toucher ni la toucher sans la voir. Pour que je la choisisse, il me faut le double accord de mes yeux et de mes doigts. J’aime le toucher souple, soyeux, doux, confortable ; pour qu’elle tombe bien, il faut aussi que la matière offre une certaine résistance et qu’elle soit dotée d’une bonne élasticité, si on la tire puis qu’on la lâche, il faut qu’elle revienne bien en place. J’aime les textures qui à elles seules sont un objet d’art, comme les nids d’abeille, et aussi celles qui n’ont pas la régularité mécanique des produits de l’industrie, celles où on voit une certaine irrégularité des fibres, comme si elles avaient été tissées de manière artisanale. Depuis deux ans, je trouve au Japon des tissus texturés originaux, des tissus peints à la main, des tissus pour chemises tissés finement comme une toile ancienne. Les Italiens font ça aussi, mais un peu différemment, par exemple, quand ils font des rayures, elles sont contrastées et nettement séparées, tandis que chez les Japonais on passe d’une rayure à l’autre par une sorte de flou, de fondu enchaîné.


Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Créer des vêtements nouveaux pour moi, des pantalons, des vestes. Améliorer la qualité de mes produits et de mes services aux clients. Par exemple, je viens de créer sur mon site, à côté de la boutique en ligne classique, un système original de vente où les gens peuvent précommander un vêtement qui n’est pas encore produit, seul existe son prototype. Avec ce système de pré-commandes, où le client est en contact direct avec le créateur, tout ce qui est fabriqué est vendu. Il n’y a donc ni pertes ni gâchis et la rentabilité étant garantie, on doit se contenter d’une marge modeste. C’est pour ces raisons que les produits peuvent être proposés à des prix très avantageux.